Le 16 décembre 2009, le Procureur de la République envoyait un soit-transmis à la police du Point E «pour enquête et arrestation des mis en cause, si les faits sont établis». Ce, suite à la plainte de Maïmouna Thiam, une dame vivant en Suisse, pour escroquerie. Dans sa lettre plainte, la dame a soutenu qu’elle avait fait la connaissance d’un certain Cheikh Sall par l’intermédiaire du nommé Cheikh Diop, dans le courant du mois d’août 2009. Elle lui avait fait savoir qu’elle voulait acheter une maison pour ses parents. Cheikh Sall l’avait ainsi conduit à Keur Massar et lui avait montré une maison en construction. Ils marchandent et tombent d’accord, pour la vente, sur 4 500 000 FCfa. Maïmouna Thiam donne un acompte de 2 millions FCfa à Cheikh Sall chez Cheikh Diop et devant ce dernier. Toujours selon la dame, Cheikh Sall lui a également dit qu’il était en mesure de lui trouver un visa Schengen pour son jeune frère qui voulait se rendre en Europe moyennant la somme de 3 500 000 FCfa. La dame lui remet 1 500 000 FCfa pour le visa. Avant de se quitter, Cheikh Sall s’engage auprès de la dame pour finir les travaux de construction de la maison. Travaux qui sont fixés à 8 928 000 FCfa. Cheikh Sall devait livrer l’ouvrage le 1er décembre 2009, suivant l’accord trouvé entre les deux parties. Toujours selon la dame, lorsqu’elle a émis le désir de vendre son véhicule pour lui remettre la somme restante, Cheikh Sall lui a dit qu’il était intéressé par le véhicule et qu’il pouvait le garder en gage jusqu’à ce que la femme paie le reliquat. Ainsi, ils finiront la transaction à son retour et il lui signera son acte de vente. Mise en confiance, la dame lui laisse sa voiture et retourne en Suisse. À son retour en décembre, elle constate que les travaux de constructions n’ont pas avancé. La voiture, quant à elle, a été vendue et mutée par son nouveau propriétaire, alors que la Carte grise (qui devait servir pour la mutation) était avec le père adoptif de la dame. Maïmouna Thiam cherche à joindre Cheikh Diop et Cheikh Sall, domiciliés tous les deux à Sacré-Cœur, mais n’y parvient pas. Ils sont injoignables. C’est alors qu’elle a déposé une plainte auprès du Procureur qui envoie un soit-transmis à la police du Point E. Les policiers procèdent à l’audition de la plaignante qui confirme les termes de sa lettre-plainte. Une enquête est automatiquement ouverte. Enquête qui a permis aux limiers d’arrêter, le 23 décembre 2009, Amadou Lamine Tall, gérant d’un institut de prévoyance maladie qui dit avoir acheté le véhicule des mains de Cheikh Diop à 10 millions FCfa. Cheikh Diop, opérateur économique, est à son tour arrêté et gardé à vue par les policiers. Alors qu’il était dans la Chambre de sûreté, les policiers apprennent qu’il est le fils d’un magistrat et informe le Procureur de la République. Le lendemain, vers 21 heures, Cheikh Diop est libéré par la police suite à un coup de fil du Procureur de la République.
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