
Depuis l'installation du projet des volontaires au Sénégal, le recrutement des enseignants en langue arabe par année ne dépassait guère plus de cinquante. Et pourtant, note le directeur du projet des volontaires, Abdoulaye Diatta, l'histoire a démontré que la demande à été très importante dans toutes les localités où les écoles Franco-arabe ont été implantées. Ce qui a engendré selon lui, ‘l'obtention de taux très corrects de scolarisation et, particulièrement, l'arrivée des filles à l'école. Dès lors le gouvernement n'avait qu'à tirer les expériences de cette situation. Et c'est ce qui est fait cette année avec un recrutement massif d'enseignants en langue arabe’.
A noter que cette année la région de Dakar est exclue du recrutement des volontaires, particulièrement réservé aux départements et autres localités du pays. Un choix qui s'explique, selon la direction du projet des volontaires, par le fait que la région de Dakar compte assez d'enseignants. A cela s'ajoute le nombre important d'enseignants qui souhaitent rejoindre Dakar chaque année. Conséquence, les déficits d'enseignants sont inconnus dans la capitale.
Par ailleurs, les conférenciers ont rappelé les acquis engrengés depuis 1995, date à laquelle le projet des volontaires a été mis sur pied. Avec un salaire de cinquante mille francs à leur début, les volontaires en sont arrivés aujourd'hui à quatre-vingt mille francs. Cette somme connaîtra une hausse de quinze mille francs dès janvier 2007, confie Abdoulaye Diatta. Ce dernier n'a pas manqué d'insister sur la qualité de la formation octroyée aux volontaires. Une formation qui voit sa durée augmentée au fil des années. Ainsi, formés pour quinze jours dès le début du projet, les volontaires obtiennent aujourd'hui une formation de six mois. En décembre 2006, les membres de la direction du projet confient que la formation sera de 7 mois. En 2007, elle sera de 9 mois. Une formation en continu sera servie également aux volontaires une fois sur le terrain, ont-ils ajouté.
Pour apporter une réponse aux syndicalistes qui demandent une transparence sur les quotas sécuritaires qu'ils jugent utilisés de manière partisane, la direction du projet des volontaires a précisé que le recrutement des enseignants est normé à tous les niveaux. Et qu'aucun volontaire n'a été mis dans une classe sans qu'il n'ait reçu une formation. ‘Le fait de dire que des gens ont été parachutés dans les salles de classe sans aucune formation relève d'une intoxication car le gouvernement ne peut pas injecter 40 % du budget national dans l'éducation et se permettre certaines choses. Nous veillons toujours pour qu'il continue d'avoir un recrutement fiable’, explique la direction du projet des volontaires. Qui revient sur l'apport des volontaires sur la qualité et la quantité de l'offre de formation au Sénégal. Une éducation qui a connu un bond cette année de 93 % de taux brut de scolarisation. Ce qui n'a pas été le cas avant l'arrivée des volontaires qui ont trouvé en 1995 un taux brut de 54 %.
0 Commentaires
Participer à la Discussion