
La pastèque a, en ce moment, la cote auprès des Sénégalais. Mais en dehors de son goût, ce fruit renferme des vertus insoupçonnées.
Prisée pour son goût rafraîchissant et sa capacité à désaltérer, la pastèque renferme des secrets peu ou pas connus du grand public. Dakar en est inondé ces derniers temps. Difficile de ne pas faire la remarque. Les montagnes de pastèques jonchent les rues de la capitale, et même de l’intérieur du pays. C’est le fruit star des Sénégalais en ces temps de fraîcheur. Bien qu’elle ne peut suppléer certains médicaments, la pastèque peut contribuer à la bonne santé de ses adeptes. En effet, elle est un fruit saisonnier et provient des zones reculées du Sénégal. Elle serait un allié de taille pour les hommes sujets à des troubles érectiles. En effet, le fruit contiendrait un acide aminé qui stimule la dilatation des vaisseaux sanguins. Ce qui facilite une érection normale. Le docteur Abdou Coly, donne un aperçu des bienfaits de ce fruit. Selon lui, la pastèque qui contient 92 % d’eau peut facilement remplacer les fluides perdus en sueur ou en urine. Le manger régulièrement entraîne des besoins d’urine fréquents. Ce qui permet de détoxiquer le rein et le foie. Les personnes souffrant d’hypertension artérielle trouvent aussi leur compte dans la consommation de ce fruit. Qui favorise également la bonne conservation des dents et des gencives. Sa consommation permet aussi de prévenir le cancer de la prostate. Même si, relativise le docteur Coly, «c’est encore des rumeurs, ce n’est pas encore scientifiquement prouvé». Relativement élevé en vitamine C, elle aide à prévenir les dommages cellulaires. Ce, en croquant les graines. Elle favorise également une guérison rapide des blessures. La pastèque contient aussi la vitamine A, qui favorise la bonne santé des yeux. Mais, attention aux effets secondaires. Pour le Docteur Abdou Coly, un abus peut conduire «la personne à aller aux toilettes tout le temps». A consommer donc avec modération.
COMMERCE DE LA PASTEQUE : Tout le monde y trouve son compte
Les pastèques sont omniprésentes dans la capitale sénégalaise. En provenance de Kaffrine, de Passy et de Dinguiraye, entre autres, son commerce est très lucratif. Depuis les grossistes jusqu’aux détaillants, tout le monde y trouve son compte.
Le Sénégal vit au rythme de la pastèque. Chaque jour, des chargements de camions en acheminent des tonnes vers la capitale. Comme tout fruit saisonnier, elle va occuper, le temps d’une campagne, le cœur et le palais des consommateurs. Le prix du chargement varie entre un million et un million deux cent mille les dix tonnes. Un chiffre qui, apparemment, ne freine pas les revendeurs. Normal, dit Daouda Sow un revendeur, puisque selon lui la demande ne faiblit pas. Au contraire, elle est toujours croissante. Une aubaine. Daouda Sow est installé en face du pont «Sénégal 92». Il est trouvé en plein marchandage avec une femme devant une petite montagne de pastèques. La femme, Aïssatou Bâ, est venue acheter des pastèques pour ensuite les revendre. La discussion est âpre. Aucune des deux parties ne veut lâcher prise. En habitué, Daouda Sow se lamente : «Elles font toujours des histoires pour faire baisser un prix, même si celui-ci est raisonnable».Finalement, Daouda cèdera des pastèques de taille moyenne à raison de 800 francs la pièce.
Sur son étal, des pastèques de diverses tailles sont exposées. Les prix varient selon la taille du fruit et vont de 500 à 2 500 frs Cfa. Daouda Sow ne se plaint pas. Lui qui s’est spécialisé dans le commerce de fruits saisonnier confie que les bénéfices tirés de la vente de la pastèque sont beaucoup plus conséquents. Par jour, Daouda Sow soutient gagner jusqu'à 50 mille francs. Un commerce très lucratif. C’est ce qu’a, en tout cas, compris Aïssatou Bâ. Vendeuse d’arachides grillées, elle s’est reconvertie dans la pastèque depuis l’apparition de ce fruit sur le marché. Elle assure : «Par jour, je gagne entre 10 et 15 mille francs.» Abdourahmane Diallo est détaillant de pastèques. Il découpe le fruit en tranches pour les revendre à raison de 50 ou 25 francs. Par jour, il affirme obtenir entre 3 000 et 4 000 francs.
Contrairement à ses compatriotes qui avouent avoir des bénéfices conséquents dans le commerce de la pastèque, Fatou Guèye, elle, n’en a pas. Nouvellement lancée dans le commerce de la pastèque, Fatou Guèye trouve ses bénéfices dérisoires même si elle empoche 5 000 francs par jour. Même son de cloche chez Nafi Guèye et Astou Diouf. Pour leurs bénéfices, c’est motus et bouche cousue. Mais, pour ce qui concerne les difficultés rencontrées, là, on est servi, les langues se délient sans effort. Astou est la première à ouvrir les hostilités. La dame d’une quarantaine d’années se plaint surtout des difficultés qu’elle a pour mettre la main sur ses marchandises. «Il faut d’abord donner aux apprentis 2 000 francs pour qu’ils puissent débarquer 50 pastèques d’un camion», renseigne-t-elle. Ensuite, il faudra marchander avec le chauffeur. Si, par malheur, ils ne tombent pas d’accord, «vous perdez 2 000 francs» Des problèmes qui, apparemment, ne les empêchent pas de continuer dans la vente de pastèques à chaque saison.
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